Le périple fascinant de la malle Spazzola à travers Dakar, Tralonca et Facebook


#Société #Dakar #Tralonca #Facebook #malleSpazzola

C’est une histoire que seuls les réseaux sociaux peuvent rendre vraie. Celle d’un objet perdu depuis des dizaines d’années et enfin retrouvé, grâce à l’interaction de milliers de personnes désireuses d’aider sans même se connaître, pour être les témoins et les acteurs d’une belle anecdote à raconter.

Alors qu’il refait le film de cette #aventuresociale dans sa tête pour mieux l’exposer, Marc-Antoine Campana sourit : « C’était un dimanche comme les autres ce 20 août 2023. Mais vers midi, un monsieur de Tralonca envoie un message à mon père en lui disant que son fils était au marché aux puces de Bastia et qu’il a vu ça. » Ça quoi ? Sur la photo qui arrive enfin sur l’écran de son téléphone, le père de Marc-Antoine déchiffre une vieille écriture figée sur une étiquette : « M. F. Spazzola. Adjudant d’artillerie coloniale. Tralonca. »

Pour Marc-Antoine, cela ne fait aucun doute. Il s’agit de la vieille malle de voyage de son arrière-grand-père, François Spazzola. L’objet a disparu dans les années 1980. Depuis, impossible de remettre la main dessus. Mais Marc-Antoine y tient : il faut qu’elle revienne dans la famille. « J’ai alors fait un post Facebook pour essayer de retrouver le vendeur de la malle. »

L’histoire touche juste. Mille neuf cents partages et des centaines de commentaires plus tard, Marc-Antoine est sur une piste. « Dans l’un des commentaires, une personne indique le numéro de téléphone d’un antiquaire bastiais à appeler. » Problème, des pistes comme ça, Marc-Antoine en a des dizaines : « J’en choisis trois et je me lance. » Jackpot, la réponse est immédiate : « Oui, j’ai bien la malle. Elle a entièrement été restaurée et est toujours disponible. »

#Bercailcortenais

Récupérée il y a tout juste une semaine, la malle en bois de camphrier trône dans l’appartement cortenais de Marc-Antoine : « J’ai décidé d’en faire la boîte à souvenirs des Spazzola. » À l’intérieur, des photos de famille et de la campagne militaire de François Spazzola. « Toute cette histoire m’a permis de me replonger dans la vie de mon arrière-grand-père né en 1896 et décédé en 1969. Si je savais déjà qu’il était revenu vivant de la Première Guerre mondiale et qu’il avait parcouru le monde avec la Marine après une courte carrière d’agriculteur à Tralonca, j’ai appris qu’il avait aussi participé à la Seconde Guerre mondiale et qu’il avait été prisonnier dans un camp de travail forcé en Allemagne jusqu’en 1943 », confie Marc-Antoine.

Quant à savoir comment la malle est arrivée jusqu’à Bastia, cela appartient aux méandres de l’Histoire, ceux dont personne ne se souvient. De quoi laisser une part de mystère autour de cet objet presque insignifiant au début du siècle, devenu aujourd’hui le refuge de l’histoire des Spazzola de Tralonca.

C’est une histoire que seuls les réseaux sociaux peuvent rendre vraie. Celle d’un objet perdu depuis des dizaines d’années et enfin retrouvé, grâce à l’interaction de milliers de personnes désireuses d’aider sans même se connaître, pour être les témoins et les acteurs d’une belle anecdote à raconter.

Alors qu’il refait le film de cette « aventure sociale«  dans sa tête pour mieux l’exposer, Marc-Antoine Campana sourit : « C’était un dimanche comme les autres ce 20 août 2023. Mais vers midi, un monsieur de Tralonca envoie un message à mon père en lui disant que son fils était au marché aux puces de Bastia et qu’il a vu ça. » Ça quoi ? Sur la photo qui arrive enfin sur l’écran de son téléphone, le père de Marc-Antoine déchiffre une vieille écriture figée sur une étiquette : « M. F. Spazzola. Adjudant d’artillerie coloniale. Tralonca. »

Pour Marc-Antoine, cela ne fait aucun doute. Il s’agit de la vieille malle de voyage de son arrière-grand-père, François Spazzola. L’objet a disparu dans les années 1980. Depuis, impossible de remettre la main dessus. Mais Marc-Antoine y tient : il faut qu’elle revienne dans la famille. « J’ai alors fait un post Facebook pour essayer de retrouver le vendeur de la malle.« 

L’histoire touche juste. Mille neuf cents partages et des centaines de commentaires plus tard, Marc-Antoine est sur une piste. « Dans l’un des commentaires, une personne indique le numéro de téléphone d’un antiquaire bastiais à appeler. » Problème, des pistes comme ça, Marc-Antoine en a des dizaines : « J’en choisis trois et je me lance. » Jackpot, la réponse est immédiate : « Oui, j’ai bien la malle. Elle a entièrement été restaurée et est toujours disponible.« 

Bercail cortenais

Récupérée il y a tout juste une semaine, la malle en bois de camphrier trône dans l’appartement cortenais de Marc-Antoine : « J’ai décidé d’en faire la boîte à souvenirs des Spazzola.«  À l’intérieur, des photos de famille et de la campagne militaire de François Spazzola. « Toute cette histoire m’a permis de me replonger dans la vie de mon arrière-grand-père né en 1896 et décédé en 1969. Si je savais déjà qu’il était revenu vivant de la Première Guerre mondiale et qu’il avait parcouru le monde avec la Marine après une courte carrière d’agriculteur à Tralonca, j’ai appris qu’il avait aussi participé à la Seconde Guerre mondiale et qu’il avait été prisonnier dans un camp de travail forcé en Allemagne jusqu’en 1943 », confie Marc-Antoine.

Quant à savoir comment la malle est arrivée jusqu’à Bastia, cela appartient aux méandres de l’Histoire, ceux dont personne ne se souvient. De quoi laisser une part de mystère autour de cet objet presque insignifiant au début du siècle, devenu aujourd’hui le refuge de l’histoire des Spazzola de Tralonca.

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