Un hypothétique pingouin repéré dans le Mile-End : une publication sur Facebook suscite des réactions.


#PossiblePingouinDansLeMileEnd : une publication Facebook fait réagir

Une récente publication sur Facebook a semé le doute et la curiosité dans le quartier du Mile-End à Montréal. Un résident a signalé la présence d’un pingouin ainsi que de deux singes capucins dans l’appartement de son voisin, suscitant de vives réactions sur les réseaux sociaux. #Montréal #MileEnd #animaux

Le post de ce membre du groupe Le Babillard du Mile-End a rapidement fait le tour de la communauté, suscitant à la fois amusement et préoccupations. Certaines personnes se sont interrogées sur la véracité de ces informations, se demandant s’il s’agissait d’un canular ou d’une véritable situation. #canularourealite

Malheureusement, il n’a pas été possible de confirmer la véracité de la publication auprès de son auteur. Ni la Ville de Montréal ni la SPCA n’ont reçu de signalements concernant cet étrange ménagerie d’animaux exotiques. #verification #animauxexotiques

Cependant, cela n’a pas empêché les habitants du quartier de s’exprimer de manière passionnée sur cette affaire. La majorité des commentaires ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude quant au bien-être de ces animaux vivant clairement en dehors de leur habitat naturel. #bienetredesanimaux

Certains ont plaidé en faveur du « vivre et laisser vivre », soulignant qu’il était important de respecter les droits des autres et de ne pas perturber le voisinage. Après tout, si le propriétaire et les animaux sont heureux, pourquoi s’en préoccuper davantage ? #tolerance #respect

Pourtant, la loi est claire à ce sujet. Le Règlement sur l’encadrement des animaux de la Ville de Montréal interdit la détention de pingouins et de singes capucins dans les habitations de la ville. Seuls les perroquets sont autorisés, à condition de respecter la limite de huit animaux par logement. #loi #animauxdomestiques

La SPCA de Montréal est également catégorique sur ce sujet. Selon eux, élever et maintenir en captivité des animaux sauvages ou exotiques, que ce soit dans un appartement ou dans un zoo, est inacceptable. Les pingouins et les singes capucins ne peuvent pas recevoir les soins adéquats dans un environnement domestique. #SPCA #bienetreanimal

Il existe toutefois des exceptions à cette règle. Les établissements vétérinaires, les zoos accrédités et les centres de recherche ou de réadaptation peuvent obtenir des permis pour détenir des animaux exotiques en captivité. Cependant, cela exige une expérience préalable et le respect de règles strictes. #exception #permis

Il est peu probable qu’un appartement du Mile-End réponde aux exigences du ministère de l’Environnement en termes de garde d’animaux exotiques. Il est donc essentiel que chacun respecte la loi et veille au bien-être des animaux. #respectdelaloi #bienetreanimal

Cette histoire insolite de pingouin et de singes capucins a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux, mais il est important de rappeler que ces animaux ne sont pas adaptés à la vie en captivité domestique. #animauxexotiques #captivite

En fin de compte, il est indispensable de respecter les lois, de se soucier du bien-être des animaux et de préserver leur environnement naturel. #protectiondesanimaux #environnement


La publication d’un résident du quartier Mile-End, à Montréal, entourant la présence d’un pingouin et de deux singes capucins dans l’appartement d’un voisin a créé l’émoi sur les réseaux sociaux. Plusieurs se sont alertés de la légalité de la situation sans savoir s’il s’agit d’un canular. 24 heures a posé la question.

«J’aimerais connaître le règlement sur les animaux domestiques dans le Mile-End. Mon voisin derrière chez moi sur Waverly a un pingouin qui vit chez lui. C’est un homme riche et excentrique qui a aussi deux singes capucins et plusieurs perroquets», a demandé dimanche un membre du groupe Le Babillard du Mile-End, qui assure qu’il ne s’agit d’une blague. 

Fait ou plaisanterie? 

Il a été impossible de confirmer la véracité de la publication auprès de son auteur. Et ni la Ville ni la SPCA de Montréal n’a reçu de signalements à ce sujet depuis, ont-elles confirmé à 24 heures

La question a tout de même suscité l’intérêt des habitants du quartier qui se sont vivement exprimés sur les choix audacieux d’animaux de compagnie de cet «homme riche et excentrique». 

La majorité a affiché son mécontentement et s’est inquiétée du bien-être de ces animaux exotiques qui ne vivent clairement pas dans leur environnement naturel. 

«Un pingouinnnn??? La protection des animaux pis ça presse. Il faisait 40 toute la semaine et le pingouin était dehors??», s’est exclamée une membre du groupe. 

D’autres ont plaidé le «vivre et laisser vivre» en affirmant qu’il fallait «respecter les droits des autres» pour ne pas rendre invivable le voisinage. 

«Si le propriétaire et les animaux sont heureux…je ne vois pas problème», a déclaré une résidente. 

Que dit la loi?

Le Règlement sur l’encadrement des animaux de la Ville de Montréal interdit les pingouins et les singes capucins dans une habitation du territoire montréalais. 

Les perroquets sont acceptés, mais leur nombre doit respecter la limite de huit animaux permis dans un seul logement, toutes espèces légales confondues. 

«Il y aurait possibilité de faire un signalement à la Ville. Les agents du Bureau des enquêtes de la SPCA et les policiers du [Service de police de la Ville de Montréal] SPVM peuvent aussi faire appliquer la loi», prévient la responsable de campagne, défense des animaux et éducation à la compassion à la SPCA de Montréal, Erin Martellani. 

Notamment, parce que ces espèces sont protégées par la Loi québécoise sur la conservation et la mise en valeur de la faune, puis par le Code criminel dans les dispositions relatives aux crimes contre les animaux, précise-t-elle. 

Il n’est pas plus légal de détenir un pingouin ou des singes capucins dans un appartement de Montréal au niveau provincial. Ces espèces ne figurent pas sur la liste du ministère de l’Environnement qui autorise, dans certains cas, la garde d’animaux sauvages ou exotiques avec un permis. 

Mais peu importe ce que dit la loi, la position de la SPCA est claire. 

«On s’oppose au fait d’élever et de maintenir en captivité des animaux sauvages ou exotiques autant dans un appartement que dans un zoo, fait valoir Mme Martellani. C’est juste impossible de répondre adéquatement aux besoins d’un pingouin ou de capucins, surtout pas dans un logement.» 

Des exceptions

La garde de pingouins et de capucins est restreinte par le ministère de l’Environnement, qui accorde des permis pour certains animaux exotiques en captivité. 

«Il y a des exceptions pour les établissements vétérinaires, les zoos accrédités et les centres de recherche ou de réadaptation», note Erin Martellani. 

«Il faut toutefois démontrer qu’on a de l’expérience dans la garde en captivité d’espèces du même ordre ou qu’on est sous la tutelle d’une personne avec de l’expérience. Il faut aussi se conformer aux règles pour la garde de ces animaux», explique-t-elle. 

Elle serait «très surprise» d’apprendre qu’un appartement du Mile-End puisse répondre aux exigences du ministère de l’Environnement. 


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