Libye | Des milliers de disparus recherchés à Derna : une quête troublante et captivante


La ville de Derna en Libye est actuellement en quête de milliers de personnes portées disparues après des inondations meurtrières qui ont frappé la région. Cette catastrophe rappelle tristement un tsunami, dévastant ainsi la ville côtière de l’est de la Libye. Les secouristes et les volontaires se mobilisent pour retrouver des survivants parmi les décombres et les eaux boueuses.

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Malgré les efforts déployés, le bilan humain de cette tragédie reste incertain. Tamer Ramadan, de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), déclare : « On a toujours espoir de trouver des survivants ». Les images diffusées par la télévision libyenne Al Masar montrent des secouristes en train de parler à une victime bloquée sous les décombres d’un immeuble effondré à Derna.

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Martin Griffiths, responsable de l’ONU pour les situations d’urgence, souligne que l’étendue exacte de cette catastrophe humanitaire reste inconnue. Les dégâts sont considérables et les responsables du gouvernement de l’Est de la Libye, non reconnu par l’ONU, évoquent un bilan d’au moins 3000 morts. Cependant, de nombreuses personnes craignent que le nombre de victimes ne soit bien plus élevé.

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Cette situation complexe est d’autant plus difficile à gérer en raison du chaos qui règne dans le pays depuis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. La Libye compte actuellement deux gouvernements rivaux, celui reconnu par l’ONU basé dans la capitale Tripoli à l’ouest, et celui touché par les inondations dans l’Est du pays.

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Les inondations ont été causées par la tempête Daniel, qui a rompu deux barrages en amont de Derna. Les flots ont submergé la ville, créant des vagues de plusieurs mètres de haut. Selon un photographe de l’AFP sur place, le centre-ville de Derna a été complètement dévasté, les arbres déracinés et les immeubles effondrés.

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Abdelaziz Bousmya, un habitant de Derna, décrit la scène comme apocalyptique : « L’eau était chargée de boue, d’arbres, de morceaux de fer. Les flots ont envahi le centre-ville et ont emporté ou enseveli tout ce qui se trouvait sur leur chemin. ». De nombreuses personnes ont perdu la vie ou ont été emportées par les flots dévastateurs.

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Les autorités libyennes sont critiquées pour ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour se prémunir de cette catastrophe. Selon certains habitants, elles se sont contentées d’ordonner aux gens de rester chez eux en prévision de la tempête. Depuis les inondations, des dizaines de corps sont découverts chaque jour et nombreux sont ceux qui sont emportés vers la mer Méditerranée.

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Face à cette situation d’urgence, l’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et de nombreux pays de la région ont promis leur aide. Des équipes de secours étrangères sont déjà sur place pour aider à la recherche de survivants. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à fournir une aide alimentaire à plus de 5000 familles déplacées par les inondations.

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Cependant, les autorités sont confrontées à un dilemme concernant les cadavres des victimes. Faut-il les garder en attente d’identification ou les enterrer rapidement pour éviter leur décomposition ? Les capacités des morgues sont très limitées, ce qui rend cette décision encore plus difficile à prendre.

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Pour faire face à cette crise humanitaire, le Bureau de coordination humanitaire de l’ONU (Ocha) a lancé un appel de fonds de plus de 71 millions de dollars. L’objectif est de venir en aide aux 250 000 personnes les plus touchées par les inondations. Selon l’Ocha, environ 884 000 personnes ont été directement affectées par cette catastrophe.

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Cette tragédie en Libye rappelle l’importance de la solidarité internationale dans les moments de crise. Elle souligne également la nécessité de renforcer les mesures

(Derna) Secouristes et volontaires s’activent vendredi à la recherche de milliers de personnes portées disparues à Derna, après des inondations meurtrières rappelant un tsunami qui ont dévasté la ville côtière de l’Est de la Libye.




« On a toujours espoir de trouver des survivants », a déclaré à Genève Tamer Ramadan, de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), se refusant à donner un bilan humain cinq jours après la catastrophe.

Des images diffusées jeudi soir par la télévision libyenne Al Masar ont d’ailleurs montré un secouriste parlant à une victime piégée sous les décombres d’un immeuble effondré à Derna.

Le responsable de l’ONU pour les situations d’urgence, Martin Griffiths, a également estimé qu’on ne connaissait « toujours pas l’étendue » exacte de la catastrophe humanitaire.

Outre les dégâts considérables, des responsables du gouvernement de l’Est de la Libye touché par les inondations, non reconnu par l’ONU, évoquent au moins 3000 morts, mais beaucoup craignent un bilan beaucoup plus lourd.  

En vidéo : La ville de Derna, avant les inondations





L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait état de plus de 38 000 déplacés dans l’Est, dont 30 000 à Derna. « Au moins 10 000 » personnes sont en outre portées disparues, selon l’ONU.

Le travail de secours et de recherche est rendu d’autant plus compliqué que le pays est plongé dans le chaos depuis la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, avec deux gouvernements rivaux, celui reconnu par l’ONU étant basé dans la capitale Tripoli, à l’ouest.

Le déferlement d’eau dans la nuit de dimanche à lundi, provoqué par la tempête Daniel, a rompu deux barrages en amont, provoquant une crue violente de l’oued qui traverse la ville et des flots de plusieurs mètres de haut, selon des témoins.

« Emportés par les flots »

Selon un photographe de l’AFP sur place, le centre-ville de Derna ressemble désormais à un terrain aplati par un rouleau compresseur. Les arbres ont été déracinés, les immeubles et les ponts détruits.


PHOTO ABDULLAH DOMA, AGENCE FRANCE-PRESSE

« L’eau était chargée de boue, d’arbres, de morceaux de fer, les flots ont parcouru des kilomètres avant d’envahir le centre-ville et d’emporter ou ensevelir tout ce qui se trouvait sur leur chemin », a déclaré Abdelaziz Bousmya, 29 ans, qui vit dans un quartier épargné par les inondations.

« J’ai perdu des amis, des proches. Ils sont soit ensevelis sous la boue, soit ont été emportés […] vers la mer », a-t-il ajouté.  

Selon lui, les autorités libyennes n’ont pas pris les mesures nécessaires pour se prémunir de la catastrophe, se contentant d’ordonner aux habitants de rester chez eux en prévision de la tempête.  

Depuis, des dizaines de corps sont découverts chaque jour et enterrés parfois dans des fosses communes. De nombreuses personnes ont été emportées vers la mer Méditerranée qui a rejeté des dizaines de cadavres, faisant craindre des épidémies liées à leur décomposition, selon les autorités sanitaires.

L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et de nombreux pays de la région ont promis de l’aide. Des équipes de secours étrangères sont déjà à l’œuvre à la recherche d’éventuels survivants.

Deux avions affrétés par le service d’aide aux sinistrés du ministère de l’Intérieur allemand ont notamment atterri jeudi à l’aéroport d’Al Abraq, dans l’Est de la Libye, avec à leur bord 30 tonnes de matériel (tente, lits de camp, couvertures, matelas, etc.)

Dilemme

Les autorités se retrouvent face à un dilemme : garder les cadavres dans l’attente de leur identification ou les enterrer rapidement pour éviter leur décomposition, la capacité des morgues étant très limitée.  

« Nous essayons de […] relever des échantillons ADN et prendre des photos des victimes avant de les enterrer pour aider à leur identification plus tard », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur du gouvernement de l’Est, le lieutenant Tarek al-Kharraz, à une télévision locale.

Le Bureau de coordination humanitaire de l’ONU (Ocha) a lancé un appel de fonds de plus de 71 millions de dollars pour venir en aide immédiatement aux quelque 250 000 personnes les plus touchées par les inondations. Il a estimé par ailleurs à quelque 884 000 le nombre de personnes affectées directement par la catastrophe.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé avoir commencé à fournir une aide alimentaire à plus de 5000 familles déplacées par les inondations, précisant que des milliers d’autres à Derna sont « sans nourriture ni abri ».


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