La France souhaite rendre la qualité de Netflix, YouTube et Disney+ moins bonne… mais sans doute pour notre propre intérêt !


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L’Arcom, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et du numérique, lance un appel aux Français afin de réduire la qualité de streaming de leurs plateformes préférées, telles que Netflix, YouTube et Disney+. Cette recommandation vise à diminuer la consommation en énergie, dans l’intérêt de la planète. Si vous êtes fan de la 4K pour vos films et séries, et que l’idée d’écouter de la musique autrement qu’en HD vous insupporte, vous risquez de ne pas être en accord avec l’Arcom !

En effet, selon un rapport publié par l’Arcep et l’Ademe en février dernier, les habitudes numériques des consommateurs contribuent à hauteur de 3 à 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En France, ces nouvelles technologies représenteraient 2,5% de l’empreinte carbone de la population, soit 17,2 millions de tonnes de CO2 en 2020, avec une augmentation prévue de 45% d’ici 2030.

L’étude de l’Ademe révèle que 78% de l’impact environnemental du numérique sur les émissions de gaz à effet de serre est lié à la fabrication d’appareils tels que les ordinateurs et les smartphones, tandis que 21% sont liés aux usages, dont le streaming.

Ainsi, l’Arcom propose aux diffuseurs de contenus et aux plateformes de médias de sensibiliser les utilisateurs à l’impact environnemental de la consommation de contenus audiovisuels en leur fournissant des données fiables. De plus, les utilisateurs devraient disposer d’outils permettant d’adopter des usages plus respectueux de l’environnement.

Ces propositions pourraient se concrétiser par la mise à disposition de différentes résolutions d’image et de niveaux de débit avant le lancement d’un film sur Disney+. Ainsi, les utilisateurs seraient informés de l’impact environnemental de chaque option et pourraient choisir les réglages adaptés à leur visionnage et à leur conscience écologique.

L’Arcom suggère également la mise en place d’une fonction de « sobriété énergétique » accessible en 1 ou 2 clics, ainsi que l’adoption d’une méthodologie commune de calcul de l’impact environnemental des usages audiovisuels pour toutes les plateformes concernées.

Cependant, la mise en place de ces recommandations pourrait être complexe, notamment pour Netflix, qui propose une option 4K Ultra HD à un prix supérieur pour ses abonnés. Il serait difficile de proposer à ces utilisateurs de passer au Full HD ou à la HD sans déséquilibrer les offres.

Néanmoins, une communication visant à informer les utilisateurs de l’impact de leur activité numérique pourrait être envisagée. Cette démarche pourrait également s’étendre à d’autres plateformes telles que YouTube, TikTok, Facebook et Instagram, sur lesquelles la consommation de vidéos est également conséquente.

Reste à savoir si les consommateurs de ces contenus seraient réceptifs à une telle communication. Vouloir préserver l’environnement est une chose, mais renoncer à une partie du confort de visionnage en est une autre. Seriez-vous prêt à sacrifier la qualité d’image de vos programmes préférés pour contribuer à la protection de l’environnement ? La question est posée.

News JVTech La France veut que l’on regarde Netflix, YouTube et Disney+ dans de moins bonnes conditions… mais apparemment, c’est pour notre bien

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L’Autorité de régulation de l’audiovisuel et du numérique (Arcom) incite les Français à revoir les réglages de leurs plateformes de streaming préférées à la baisse. La raison ? Réduire la consommation en énergie, pour le bien de la planète.

Vous ne jurez que par la 4K pour vos films et vos séries ? Pour vous, écouter de la musique autrement qu’en HD sonne comme un affront ? Alors vous ne risquez pas d’être copain avec l’Arcom ! En effet, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et du numérique aimerait beaucoup que vous baissiez vos exigences en termes de qualité de streaming. Et il y a une bonne raison à cela.

En effet, selon un rapport publié par l’Arcep et par l’Ademe en février dernier, les habitudes numériques des consommateurs représentent entre 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre à travers le monde. En France plus précisément, 2,5% de l’empreinte carbone de la population serait directement associé aux nouvelles technologies, ce qui représente 17,2 millions de tonnes de CO2. Ces chiffres, valables en 2020, pourrait augmenter de 45% d’ici à l’année 2030.

Toujours selon l’étude de l’Ademe, 78% de l’impact environnemental du numérique sur les émissions de gaz à effet de serre est lié à la fabrication d’appareils tels que les ordinateurs et les smartphones. 21% seraient liés aux usages, parmi lesquels on trouve notamment le streaming.

La France veut que l'on regarde Netflix, YouTube et Disney+ dans de moins bonnes conditions... mais apparemment, c'est pour notre bien

Sauvez la planète, baissez la définition de Netflix

C’est donc là que l’Arcom intervient. Dans une publication datée du 13 septembre, l’autorité s’adresse aux diffuseurs de contenus en et autres plateformes de médias, avec deux objectifs :

  • Informer leurs utilisateurs de l’impact environnemental de la consommation de contenus audiovisuels, « avec des données fiables »,
  • Mettre à disposition des utilisateurs des outils permettant d’adopter « des usages plus respectueux de l’environnement ».

Concrètement, quelles formes cela peut-il prendre ? On peut par exemple imaginer qu’avant de lancer un film sur Disney+, la plateforme vous propose différentes résolutions d’image et différents niveaux de débit, en vous informant de l’impact environnemental de chaque proposition. Libre à vous de choisir les réglages adaptés en fonction de ce que vous allez regarder et de votre conscience écologique.

L’Arcom propose notamment, parmi ses solutions évoquées, la mise à disposition d’une « fonction type “sobriété énergétique” accessible en 1 ou 2 clics ». Par ailleurs, pour le gendarme de l’audiovisuel, il faudrait aussi que toutes les plateformes concernées se mettent d’accord pour « s’appuyer sur une méthodologie commune de calcul de l’impact environnemental des usages audiovisuels ».

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Des mesures faciles à mettre en place ?

Ce que propose l’Arcom se résume à des recommandations : les plateformes ciblées ont le choix, ou non, de les appliquer. Les mettre en place pourrait bien s’avérer compliqué : on pense notamment à Netflix, qui fait payer plus cher ses abonnés pour qu’ils accèdent à la 4K Ultra HD. Dans ce contexte, leur proposer de passer au Full HD ou même à la HD semble assez difficile à faire sans créer un déséquilibre entre les offres.

Reste qu’une communication destinée à informer les utilisateurs de l’impact de leur activité numérique pourrait, quant à elle, être mise en place. Cela pourrait d’ailleurs ne pas concerner uniquement les services de SVOD, mais aussi d’autres plateformes comme YouTube, TikTok ou encore Facebook et Instagram, autant de services sur lesquels la consommation de vidéos est conséquente.

Reste enfin à savoir si les consommateurs de ces contenus se montrerait réceptifs à une telle communication. Vouloir le bien de la planète est une chose, mais sacrifier une partie de son confort de visionnage en est une autre… Ainsi, seriez-vous prêt à dégrader l’image de vos programmes préférés pour faire un geste en faveur de l’environnement ? La question est posée.

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