Quelle est la mystérieuse essence qui se dégage des momies égyptiennes ? (Découvrez pourquoi cette question est si captivante !)


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Les momies égyptiennes ont toujours fasciné les chercheurs et le grand public. Mais au-delà de la conservation des corps, une question intrigante se pose : quelle odeur avaient ces momies embaumées ? Une équipe internationale de scientifiques s’est penchée sur cette énigme dans une étude publiée dans la revue Nature, offrant ainsi un aperçu sensoriel sur le passé ancien de l’Égypte.

Pour mener leurs recherches, les chercheuses Barbara Huber et Nicole Boivin de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste ont examiné les baumes de momification retrouvés dans une tombe de la vallée des Rois par l’archéologue Howard Carter il y a plus d’un siècle. Ces baumes, extraits d’une jarre contenant les restes de Senetnay, une femme importante et nourrice du futur pharaon Amenhotep II, ont révélé une complexité surprenante dans leur composition.

Les parfumeurs ont joué un rôle clé dans cette étude en recréant l’essence qui accompagnait les défunts dans leur dernière demeure. Les ingrédients de ces baumes étaient multiples : cire d’abeille, huile végétale, graisses animales aux propriétés conservatrices, bitume naturel aux vertus antibactériennes, mais aussi différentes résines d’arbres, provenant parfois de régions éloignées, telles que l’élémi des arbres Canarium, originaire des forêts tropicales d’Asie ou d’Afrique, ou encore la résine dammar provenant de l’espèce Shorea en Asie du Sud-Est. Ces découvertes suggèrent l’existence de vastes échanges commerciaux de l’Égypte de l’époque.

Au-delà de la conservation des corps, ce choix de résines exotiques dévoile un autre aspect de l’embaumement : l’importance de l’odeur. En effet, les chercheuses ont reconstitué l’odeur qu’aurait eu le corps momifié, qu’elles appellent « le parfum d’éternité ». Cette reconstitution sera d’ailleurs présentée au public lors d’une exposition prévue en octobre au musée Moesgaard au Danemark.

Cette étude révèle donc une dimension jusqu’ici peu explorée de l’embaumement égyptien. Elle souligne également l’importance des échanges commerciaux de l’époque, témoignant de la richesse et de l’influence de l’Égypte ancienne.

Ainsi, la science permet de révéler des aspects insoupçonnés de l’histoire ancienne et de nous rapprocher un peu plus de ces civilisations fascinantes. Les momies égyptiennes, au-delà de leur mystère, nous transportent désormais avec leur parfum d’éternité.

C’est une branche de l’égyptologie que l’on connaît mal, celle qui se demande: «Avec quoi tiennent les bandelettes des momies?» Une équipe internationale de scientifiques a répondu à cette passionnante question dans un article dans la revue Nature, avec l’ambition de créer un pont sensoriel avec un passé ancien.

L’équipe a décidé d’examiner les baumes de momification excavés il y a plus d’un siècle par l’archéologue Howard Carter dans une tombe de la vallée des Rois, qui abritait dans une jarre les restes d’une femme importante, Senetnay, nourrice du fils et héritier de Thoutmôsis III, le futur pharaon Amenhotep II. Les baumes collectés dans cette jarre s’avèrent être, disent les chercheurs, les plus complexes jamais identifiés pour cette période située à 1.450 ans avant notre ère.

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Ce qui frappe d’abord dans cette étude, c’est l’extraordinaire complexité de la composition de ces baumes. Pour en déterminer les ingrédients, Barbara Huber et Nicole Boivin, chercheuses de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste (basé à Iéna en Allemagne), ont dû faire appel à des parfumeurs capables de recréer l’essence qui devait accompagner (le plus longtemps possible) les défunts dans leur ultime demeure.

La recette fait envie: cire d’abeille, huile végétale, graisses animales utilisées pour leurs propriétés conservatrices, bitume naturel aux vertus antibactériennes, mais aussi des résines de différents arbres. Bref, c’est frais, c’est doux, c’est distingué.

Une marinade complexe

Ce sont ces résines qui suscitent le plus l’étonnement. Outre celles de conifères, certaines résines proviennent de régions éloignées: l’élémi issu des arbres Canarium provient des forêts tropicales d’Asie ou d’Afrique et la résine dammar est issue de l’espèce Shorea, une plante d’Asie du Sud-Est. Leur présence dans la jarre de Senetnay donne une idée de l’ampleur des échanges commerciaux de l’Égypte à l’époque.

L’embaumement est dans l’imaginaire collectif lié à la volonté de retarder la putréfaction des corps des pharaons et des notables. Mais l’étude de Barbara Huber et de ses collègues dévoile un autre aspect avec le choix de ces résines venues d’Orient: le corps momifié devait être accompagné d’une odeur particulière.

Cette odeur, Barbara Huber l’appelle «le parfum d’éternité» et son équipe l’a reconstituée. Elle sera d’ailleurs donnée à sentir au public à l’occasion d’une exposition programmée en octobre au musée Moesgaard au Danemark.

Nous avions déjà découvert, en grattant des débris de jarres, quel goût avait la «bière des pharaons» qu’ils buvaient il y a plus de 3.000 ans, nous savons désormais ce que sent leur mort.

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