Québec solidaire insiste sur le caractère symbolique et inefficace du boycott de Facebook


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Boycotter Facebook est un geste symbolique inutile, selon Québec solidaire. Le parti politique a récemment dû se défendre suite à sa décision de dépenser de l’argent pour de la publicité sur les plateformes de Meta, malgré avoir exprimé précédemment son intention de ne pas soutenir Facebook jusqu’à nouvel ordre.

Ce boycottage avait été instauré en réaction à la décision de Meta de bloquer le partage d’articles provenant des médias canadiens sur ses plateformes. Cependant, le chef parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois a souligné lors d’une conférence de presse que ces plateformes étaient essentielles pour contacter les électeurs dans le contexte de la complémentaire dans Jean-Talon.

Selon lui, boycotter Facebook comporte des limites et il refuse de se laisser donner des leçons par le ministre des Communications, Mathieu Lacombe, qui a condamné le revirement de position de Québec solidaire. Le Parti québécois, qui continue de boycotter Meta, doute quant à lui de l’éthique de QS et dénonce son manque de solidarité.

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a déclaré en conférence de presse lors de la rentrée parlementaire à Québec que « nos médias se meurent faute de revenus, c’est le pilier de la démocratie, puis là, tu as des partis politiques qui, pour faire un petit gain de 1 % ou 2 % dans une partielle, sont prêts à abandonner tous leurs principes puis à laisser tomber nos médias québécois au profit d’une multinationale ». Il a notamment pointé du doigt Québec solidaire en les qualifiant de « solidaire des multinationales GAFAM ». Il a également annoncé que le Parti québécois proposerait une motion à l’Assemblée nationale, invitant les élus à être solidaires des médias nationaux et régionaux en boycotter Meta.

Cette motion demande aux partis de ne pas acheter de publicités ou de sponsoriser des publications sur Meta dès maintenant, et de ne pas utiliser ces plateformes ce vendredi, journée de boycottage organisée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et la Société québécoise des professionnels en relations publiques.

Il est évident que ce débat met en lumière les tensions entre les besoins des partis politiques pour rejoindre les électeurs et la nécessité de soutenir les médias locaux. Le boycottage de Facebook peut être perçu comme un geste symbolique, mais certains remettent en question son efficacité réelle face à la domination des géants du web.

Il reste à voir si d’autres partis politiques se joindront au Parti québécois dans son boycottage de Meta et si cela aura un impact significatif sur les revenus publicitaires de Facebook. En attendant, la discussion sur l’éthique et la solidarité envers les médias locaux continuera de faire rage.

Ne pas financer les géants du Web comme Facebook est un geste symbolique inutile, selon Québec solidaire (QS).

Le parti a dû ainsi se défendre mardi pour avoir dépensé pour de la publicité sur les plateformes de Meta, après avoir pourtant laissé entendre en juillet qu’il n’allait pas encourager Facebook jusqu’à nouvel ordre.

Le boycottage avait été lancé à la suite de la décision de Meta de bloquer le partage d’articles des médias canadiens sur ses plateformes.

En point de presse, le chef parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois estime que dans le contexte de la complémentaire dans Jean-Talon, ces plateformes sont essentielles pour contacter les électeurs.

 

Selon lui, un boycottage comporte des limites et il refuse de se faire donner des leçons par le ministre des Communications, Mathieu Lacombe, qui a condamné le retournement de QS.

Le Parti québécois (PQ), qui poursuit son boycottage de Meta, doute du sens de l’éthique de QS et dénonce son manque de solidarité.

« Nos médias se meurent faute de revenus, c’est le pilier de la démocratie, puis là, tu as des partis politiques qui, pour faire un petit gain de 1 % ou 2 % dans une partielle, sont prêts à abandonner tous leurs principes puis à laisser tomber nos médias québécois au profit d’une multinationale », a condamné le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, en mêlée de presse, au jour de la rentrée parlementaire à Québec.

« Je parle particulièrement de Québec solidaire, solidaire des multinationales GAFAM. C’est indéfendable à mes yeux. On doit demeurer unis et s’assurer que nos médias québécois soient viables vis-à-vis des géants qui sont sans scrupules. »

Le PQ allait d’ailleurs déposer une motion à l’Assemblée nationale en après-midi pour proposer aux élus d’être « solidaires de nos médias nationaux et régionaux qui ont vu leurs revenus publicitaires être détournés au profit des plateformes Meta ».

La motion demande aux partis de ne pas acheter de publicités ou sponsoriser des publications sur Meta dès maintenant, et de ne pas utiliser ces plateformes ce vendredi — journée de boycottage organisée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et la Société québécoise des professionnels en relations publiques.

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