Google fait face à un procès captivant mené par Washington


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Le géant technologique Google se retrouve au cœur d’un procès historique à Washington, face à la justice fédérale américaine. Accusé d’avoir créé un quasi-monopole avec son moteur de recherche et d’avoir enfreint les règles de la concurrence, Google doit faire face à de lourdes accusations.

En effet, des fabricants d’appareils connectés tels qu’Apple, des opérateurs mobiles comme AT&T et des concepteurs de navigateurs comme Mozilla sont également dans le viseur des autorités américaines. Ils auraient reçu des milliards de dollars chaque année de la part de Google pour installer par défaut son moteur de recherche sur leurs smartphones et services.

Google se défend en affirmant que sa position dominante sur le marché est due à la rapidité et à l’efficacité de son moteur de recherche, qui est gratuit. De plus, l’entreprise soutient que les consommateurs ont la liberté de supprimer l’application Google de leur appareil ou de choisir un autre moteur de recherche alternatif tel que Bing de Microsoft ou Yahoo.

Le juge du tribunal de Washington, Amit Mehta, devra déterminer si Google a enfreint les lois antitrust dans sa gestion des recherches et de la publicité. Les conséquences pourraient être lourdes pour la firme californienne, qui pourrait être contrainte de renoncer à ses pratiques ou de vendre une partie de ses activités. Cette dernière option semble privilégiée par l’administration Biden et satisferait l’autorité américaine de la concurrence.

Il convient de rappeler que Washington s’était déjà attaqué à Microsoft il y a plus de vingt ans, dans le cadre de la domination de son système d’exploitation Windows. De telles poursuites s’étaient finalement soldées par un accord en 2001, après une décision d’appel annulant la scission de l’entreprise.

Il reste à voir si l’issue de ce procès sera similaire, alors que la méfiance envers les géants technologiques est plus importante qu’à l’aube des années 2000. En Europe, Google a déjà été condamné à des amendes de plus de 8,2 milliards d’euros pour diverses infractions au droit de la concurrence, bien que certaines de ces décisions fassent actuellement l’objet d’un appel.

C’est un procès historique qui s’est ouvert ce 12 septembre, pour dix semaines, avec une centaine de témoins attendus dans un tribunal à Washington. Au banc de l’accusé : Google, face à la justice fédérale américaine, dans ce qui n’est rien de moins que le plus gros procès intenté au nom du droit de la concurrence contre un géant technologique. Les autorités américaines accusent Alphabet d’avoir créé une situation de quasi-monopole avec son moteur de recherche, et d’avoir contourné les règles de la concurrence.

Dans le viseur aussi, des fabricants d’appareils connectés, comme Apple, des opérateurs mobiles comme AT&T ou des concepteurs de navigateurs comme Mozilla, qui auraient touché des milliards de dollars chaque année par Google pour que son moteur de recherche soit installé par défaut sur leurs smartphones et services.

La firme de Mountain View, pour sa part, a déjà sa ligne de défense : sa position dominante sur le marché est uniquement due au fait que son moteur de recherche – gratuit – est plus rapide et plus efficace que ceux de ses concurrents. Et que les consommateurs sont libres de supprimer l’application Google de leur appareil mobile, ou d’opter pour un autre moteur de recherche alternatif, comme Bing de Microsoft ou Yahoo.

Vente d’une partie des activités de Google

Le juge du tribunal de Washington Amit Mehta devra déterminer si Google a violé les lois antitrust dans sa gestion des recherches et de la publicité. La firme californienne risque gros : elle pourrait se voir contrainte de renoncer à ces pratiques, ou de vendre une partie de ses activités – cette dernière piste semble privilégiée par l’administration Biden. Elle satisferait aussi grandement l’antitrust américain, et au premier chef Lina Khan, présidente de la Federal Trade Commission (FTC), critique envers les Gafam, qui a échoué jusqu’à présent dans ses initiatives contre les fusions, comme par exemple le projet de rachat d’Activision par Microsoft.

Il y a plus de vingt ans, en 1998, Washington s’était déjà attaqué à Microsoft à propos de la domination de son système d’exploitation Windows. Ces poursuites de Washington contre Microsoft s’étaient soldées par un accord en 2001, après l’annulation en appel d’une décision ordonnant la scission de l’entreprise.

Reste à voir si l’issue de ce procès sera la même, dans un climat où la défiance est plus grande envers ces géants technologiques qu’à la veille des années 2000.

En Europe, Google a déjà été condamné à des amendes de plus de 8,2 milliards d’euros pour diverses infractions au droit de la concurrence, bien que certaines de ces décisions fassent l’objet d’un appel.

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