Apple est en train de rattraper son retard dans le développement de ses puces 5G


#Apple prend du retard sur le développement de ses puces 5G

#Apple #puce5G #Qualcomm #iPhone #technologie

Apple, le géant américain de la technologie, semble rencontrer des difficultés dans le développement de ses propres puces 5G. En effet, la société a récemment annoncé le renouvellement de son accord commercial avec Qualcomm, son fournisseur actuel, pour une durée de trois ans supplémentaires. Cela montre clairement que le projet de modem 5G développé en interne par Apple prend du retard.

Les nouvelles générations d’iPhone, dévoilées récemment, ne seront donc pas équipées des dernières puces réseau conçues par Qualcomm. Cette situation représente une double victoire pour Qualcomm, tant sur le plan commercial que symbolique. En effet, ce contrat aurait pu générer un chiffre d’affaires estimé à 7,3 milliards de dollars en 2022. De plus, cela prouve une fois de plus la difficulté pour Apple de rivaliser avec les composants de Qualcomm.

Les puces réseau sont des composants essentiels des smartphones, leur permettant de se connecter au réseau mobile et d’accéder à Internet. La conception de ces puces est complexe, car elles doivent être compatibles avec les différentes fréquences radio utilisées par les opérateurs et être capables de basculer entre la 3G, la 4G et la 5G. Qualcomm est reconnu comme le leader dans ce domaine, en particulier pour la 5G, et équipe donc la majorité des smartphones, y compris les iPhone.

Apple a longtemps cherché à se détacher des puces réseau de Qualcomm, dénonçant des redevances jugées excessives et multipliant les procédures judiciaires. La société a d’abord tenté de s’appuyer sur Intel, mais le fabricant de semi-conducteurs n’a pas été en mesure de concevoir une puce 5G à temps. Apple a donc dû abandonner les poursuites contre Qualcomm et lui racheter des puces pour éviter de laisser le champ libre à Samsung dans le domaine de la 5G. C’est à ce moment-là qu’Apple a décidé de développer sa propre puce réseau en rachetant la division 5G d’Intel.

Cependant, ce projet interne a rencontré divers problèmes, tels que des problèmes de surchauffe et de consommation énergétique. Malgré ces difficultés, Apple poursuit sa stratégie d’internalisation en développant ses propres processeurs, ainsi que ses propres puces Wifi et Bluetooth. Cette stratégie permet à Apple d’innover à son propre rythme et de se différencier des concurrents en mettant en avant les gains de puissance et d’autonomie de ses produits.

Bien que l’internalisation des composants nécessite des investissements importants, Apple espère à long terme réaliser des économies significatives. De plus, cela lui permet de ne pas dépendre des avancées technologiques de ses fournisseurs et de conserver un contrôle total sur le développement de ses produits.

En somme, Apple prend du retard dans le développement de ses puces 5G, ce qui l’a contraint à renouveler son accord commercial avec Qualcomm. Les difficultés rencontrées dans ce projet interne soulignent les défis auxquels Apple est confronté pour rivaliser avec les leaders du marché des puces réseau. Néanmoins, la société continue sur sa lancée d’internalisation des composants, ce qui lui permettra d’innover et de se démarquer dans les années à venir.

Pour savoir où en est le projet de modem 5G développé en interne par Apple, il suffit d’écouter Qualcomm, son fournisseur actuel. Lundi, le spécialiste américain a annoncé le renouvellement pour trois ans de son accord commercial avec le groupe à la pomme, qui devait initialement se terminait à la fin de l’année. Traduction: Apple a pris du retard. Et les nouveaux modèles d’iPhone, dévoilés mardi soir, ne seront pas les derniers à être équipés de puces réseau conçues par Qualcomm. Celui-ci enregistre ainsi une double victoire. Commerciale d’abord, alors que ce méga-contrat aurait généré 7,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022, selon les estimations des analystes d’UBS. Symbolique ensuite, prouvant qu’il est particulièrement difficile de rivaliser avec ses composants.

Composant essentiel – Les puces réseau sont un élément primordial des smartphones, leur permettant de se connecter au réseau mobile. Et donc de téléphoner et de naviguer sur Internet. Leur conception est particulièrement complexe. Elles doivent notamment fonctionner avec la multitude de fréquences radio et d’équipements utilisés par les différents opérateurs. Et être capables de basculer instantanément entre la 3G, la 4G et la 5G. À ce petit jeu, Qualcomm est reconnu comme le meilleur. Et encore plus sur la 5G. Ses puces équipent donc la majorité des smartphones, dont les iPhone. Le groupe s’attend désormais à perdre progressivement du terrain chez Apple jusqu’en 2026, date à laquelle il anticipe que seulement 20% des iPhone intégreront ses modems. Sauf nouveau contretemps…

Conflit avec Qualcomm – Cela fait des années qu’Apple souhaite s’émanciper des puces réseau de Qualcomm, dénonçant des redevances jugées excessives et multipliant les procédures judiciaires à partir de 2017. Pour y parvenir, la société de Cupertino a d’abord parié sur Intel. Mais le premier fabricant mondial de semi-conducteurs n’a pas été en mesure de concevoir une puce 5G à temps, obligeant Apple à abandonner, en 2019, les poursuites contre Qualcomm et lui racheter des puces, afin de ne pas laisser le champ libre à Samsung dans la 5G. C’est à ce moment-là qu’elle a décidé de travailler sur sa propre puce réseau, rachetant notamment la division 5G d’Intel pour un milliard de dollars. Depuis, le projet s’est notamment heurté à des problèmes de surchauffe et de consommation énergétique.

Pas que les puces 5G – Les efforts d’Apple s’inscrivent dans une stratégie d’internalisation lancée il y a près de quinze ans, avec la conception du premier processeur maison, basé sur l’infrastructure Arm, qui équipe depuis 2010 tous les iPhone et iPad. En 2020, la société a aussi remplacé les microprocesseurs d’Intel dans ses ordinateurs Mac. Et elle souhaite concevoir ses propres puces Wifi et Bluetooth, actuellement produites par Broadcom. Cette évolution doit permettre à Apple d’innover à son rythme et dans les domaines jugés prioritaires, sans être dépendant des avancées technologiques de ses fournisseurs. Et ainsi de différencier encore plus ses produits de la concurrence, mettant régulièrement en avant ses gains de puissance ou d’autonomie. Et à terme, malgré de lourds investissements, elle peut aussi espérer réaliser des économies.

Pour aller plus loin:
– Pourquoi Apple veut s’émanciper de ses fournisseurs
– Les smartphones 5G décollent… mais pas les abonnements


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *