Plus de 2 300 vies perdues et près de 7 000 vies bouleversées


#InondationsLibye : Plus de 2 300 morts et 7 000 blessés dans les terribles inondations causées par la tempête Daniel en Libye. Les villes de Derna, al-Bayda et Shahat déclarées « zone sinistrée ». Les besoins humanitaires dépassent les capacités du Croissant-Rouge libyen et du gouvernement. Aide internationale nécessaire.

Les conséquences des inondations causées par la tempête Daniel en Libye sont désastreuses. Selon le porte-parole des services de secours libyens, plus de 2 300 personnes ont perdu la vie et environ 7 000 autres ont été blessées. Ces chiffres sont effrayants et témoignent de l’ampleur de la catastrophe.

La situation dans la ville de Derna, dans l’est de la Libye, est particulièrement alarmante. Des centaines de personnes sont toujours bloquées dans des zones difficiles d’accès, et les équipes de secours peinent à leur porter assistance. Les autorités locales ont perdu le contact avec neuf soldats engagés dans les opérations de sauvetage.

Face à cette tragédie, les besoins humanitaires sont immenses. Le Croissant-Rouge libyen ainsi que le gouvernement se trouvent dépassés par les événements. Tamer Ramadan, responsable de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, affirme que les capacités d’intervention sont insuffisantes. Des appels à l’aide internationale ont été lancés, notamment par le gouvernement libyen de l’Est.

La France a déjà annoncé son intention de fournir une aide d’urgence aux populations sinistrées. D’autres pays et organisations internationales devraient également se mobiliser pour soutenir la population libyenne dans cette épreuve.

En parallèle, la Libye vit toujours dans un contexte de division et de violence depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Les inondations viennent ajouter une nouvelle épreuve à un pays déjà fragilisé. Malgré cette situation, le chef du Conseil présidentiel libyen a souligné « l’unité de tous les Libyens » face à la catastrophe.

La situation dans l’est de la Libye est critique. Les principales infrastructures pétrolières du pays se trouvent dans cette région, et la Compagnie nationale de Pétrole a dû suspendre les vols entre les sites de production. Les autorités ont également annoncé trois jours de deuil national pour rendre hommage aux victimes.

L’ONU et de nombreux pays, dont la France et les États-Unis, ont exprimé leur solidarité avec la Libye et se sont engagés à apporter leur soutien dans les opérations de secours. La situation reste préoccupante, et il est essentiel que la communauté internationale se mobilise rapidement pour venir en aide à la population libyenne face à cette tragédie.

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Plusieurs milliers de personnes sont mortes et des milliers d’autres ont disparu dans les gigantesques inondations causées par la tempête Daniel en Libye.






Par L.L avec AFP



Les inondations qui ont dévasté la ville de Derna dans l’est de la Libye ont fait plus de 2 300 morts, a affirmé mardi à l’AFP le porte-parole des services de secours relevant du gouvernement de Tripoli internationalement reconnu. Oussama Ali, porte-parole du Service de secours et des urgences libyen, qui dispose depuis lundi d’une équipe à Derna, a indiqué que les inondations causées par la tempête Daniel avaient fait « plus de 2 300 morts » et environ 7 000 blessés, alors que plus de 5 000 personnes sont portées disparues. Trois volontaires du Croissant-Rouge libyen sont morts en aidant les victimes des terribles inondations meurtrières, a indiqué mardi la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

« Les besoins humanitaires dépassent largement les capacités du Croissant-Rouge libyen et même les capacités du gouvernement », a expliqué Tamer Ramadan, un responsable de la FICR. « C’est la raison pour laquelle le gouvernement dans l’Est a lancé un appel à l’aide internationale et nous allons nous aussi incessamment lancer un appel d’urgence », a insisté M. Ramadan. La France s’est d’ailleurs dite prête à envoyer « une aide d’urgence » aux populations sinistrées en Libye, a annoncé mardi la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La tempête Daniel a frappé l’est de la Libye dimanche après-midi, notamment les villes côtières du Jabal al-Akhdar (nord-est), mais également Benghazi, où un couvre-feu a été décrété et les écoles ont été fermées. Qualifiée par les experts de phénomène « extrême en termes de quantité d’eau tombée », la tempête Daniel a déjà fait au moins 27 morts ces derniers jours en Grèce, Turquie et Bulgarie.À LIRE AUSSI Climat : pourquoi les pays riches doivent payer pour les pays pauvres

« Ville sinistrée »

Des centaines d’habitants y sont toujours bloqués dans des zones difficiles d’accès alors que les équipes de secours, épaulées par l’armée, tentent de leur venir en aide. Les autorités de l’est de la Libye ont « perdu le contact avec neuf soldats lors des opérations de sauvetage dans cette ville », selon Mohamed Massoud. Des images tournées par les habitants des villes de l’est comme Derna, al-Bayda et de petites localités, montrent d’impressionnantes coulées de boue et des quartiers entiers sous l’eau, ainsi que des routes et bâtiments effondrés.

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Un responsable du conseil municipal de Derna a qualifié la situation dans sa ville de « catastrophique », « hors de contrôle » et nécessitant une « intervention nationale et internationale », dans des déclarations à la chaîne locale Libya al-Ahrar. Lundi, le chef du Conseil présidentiel (CP) Mohamad al-Manfi a appelé à une « aide des pays frères et amis et les organisations internationales » et a déclaré officiellement les villes de Derna, Shahat et al-Bayda dans l’est de la Libye une « zone sinistrée », selon un communiqué sur Facebook. Il a fait état de l’effondrement de quatre ponts principaux et deux immeubles ainsi que des deux barrages de la ville.

Trois jours de deuil national

Dotée des réserves pétrolières les plus abondantes d’Afrique, la Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 et secouée par des divisions et des violences. Depuis un an et demi, deux gouvernements s’y disputent le pouvoir : celui d’Abdelhamid Dbeibah dans l’Ouest, reconnu par l’ONU, et celui nommé par le Parlement et soutenu par le maréchal Haftar. L’est de la Libye abrite les principaux champs et terminaux pétroliers. La Compagnie nationale de Pétrole (NOC) a décrété « l’état d’alerte maximale » et « suspendu les vols » entre les sites de production, où l’activité a été drastiquement réduite.

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Lors d’un conseil des ministres extraordinaire diffusé en direct à la télévision lundi, Abdelhamid Dbeibah a annoncé « trois jours de deuil national », soulignant « l’unité de tous les Libyens » face à cette catastrophe. La mission de l’ONU en Libye a dit « suivre de près la situation d’urgence », et le président français Emmanuel Macron a exprimé sa « solidarité avec le peuple libyen ». Le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, a également fait part de sa « sympathie et (de) ses condoléances » et a déclaré que Washington travaillait avec les Nations unies et les autorités libyennes pour contribuer aux secours.



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