« Plongez au cœur des émotions en ouvrant le coffre de son propre film »


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Michel Gondry, célèbre réalisateur français, est reconnu comme l’un des maîtres contemporains du visuel. Son inventivité et sa créativité ont révolutionné le monde du clip, aux côtés de grands noms tels que Chris Cunningham et Spike Jonze. Gondry est connu pour réinventer les formes du clip en utilisant des ressources inattendues, telles que l’effet « Bullet Time » pour le clip « Like a Rolling Stone » des Rolling Stones, ou le morphing appliqué au montage pour « Je danse le mia » d’IAM. Sa collaboration avec Björk a également contribué à sa renommée, alors que la chanteuse découvrait son travail à travers les clips qu’il réalisait pour son propre groupe, Oui-Oui.

C’est avec l’aide de Charlie Kaufman que Michel Gondry s’est pleinement lancé dans le cinéma. Leurs collaborations, comme « Human Nature » (2001) et « Eternal Sunshine of the Spotless Mind » (2004), ont permis de fusionner les scénarios extrêmement construits de Kaufman avec les trouvailles visuelles de Gondry. Mais c’est avec « La Science des rêves » (2006), film qu’il a écrit lui-même, que Michel Gondry s’est révélé plus spontané. Son héros, incarné par Gael Garcia Bernal, lui ressemble, transformant le quotidien morose en décors enfantins et poétiques.

Avec « Soyez sympas, rembobinez » (2008), Gondry déclare son amour au cinéma et à l’amateurisme. Il apporte une touche personnelle à ses films en explorant des sujets qui lui tiennent à cœur, comme dans son documentaire hommage à sa grand-mère, « L’épine dans le cœur » (2009). Par la suite, il se lance dans le blockbuster américain en réalisant l’adaptation cinématographique de la célèbre série télévisée « Le Frelon Vert » avec Seth Rogen et Cameron Diaz.

En 2011, le centre Georges Pompidou accueille l’Usine de Films amateurs, une installation conçue par Michel Gondry lui-même. Il revient l’année suivante avec son film « The We and the I », dans lequel il explore les relations d’une bande de jeunes new-yorkais à bord d’un bus. En 2013, il s’attaque à un monument de la littérature française en adaptant « L’Écume des jours » de Boris Vian.

Après huit ans d’absence, Michel Gondry revient avec « Le Livre des solutions » (2021), dans lequel Pierre Niney joue le premier rôle. Cette occasion nous permet de revenir sur son parcours, marqué par la réalisation de clips, de longs métrages autobiographiques et son obsession pour les souris. Dans une interview, Gondry affirme : « J’ai eu un complexe lorsque je suis passé du clip au long métrage. Les gens pensaient que j’allais faire des choses très esthétiques alors que je voulais simplement raconter des histoires. Il m’a fallu gagner en confiance avant d’écrire mon propre scénario. »

Ainsi, Michel Gondry ouvre un coffre à émotions à travers ses films, puisant dans ses souvenirs, ses émotions et les personnes qui l’entourent pour construire des personnages uniques. Il accorde une grande importance aux acteurs, leur laissant la liberté de le surprendre lors de la première prise. Il aime être étonné par leurs idées, leurs attitudes et leurs déplacements, et ensuite les guider pour mieux servir l’histoire. Parfois, il peut refuser des propositions d’acteurs, mais réalise plus tard qu’il a fait une erreur. Il n’hésite pas à revoir ses décisions pour améliorer le film.

Michel Gondry, à travers son talent et son originalité, a marqué l’industrie cinématographique. Son travail incessant dans la réalisation de clips, ses longs métrages autobiographiques et son obsession pour la création visuelle en font un artiste incontournable. Son univers unique et poétique continue de fasciner et de surprendre les spectateurs, et sa contribution au cinéma restera à jamais gravée dans l’histoire.

L’inventivité de Michel Gondry le consacre comme l’un des maîtres contemporains du visuel. Aux côtés de Chris Cunningham et de Spike Jonze, il réinvente les formes du clip avec des ressources inattendues comme l’effet “Bullet Time” pour « Like a Rolling Stone » des Rolling Stones ou le morphing appliqué au montage pour « Je danse le mia » d’IAM. Il collabore aussi avec Björk, qui découvre son travail grâce aux clips qu’il réalise pour son propre groupe, Oui-Oui. Avec l’aide de Charlie Kaufman, le cinéma accueille finalement son univers. Human Nature (2001) puis Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) voient les scénarios extrêmement construits de Kaufman être enrichis par les trouvailles de Gondry. La Science des rêves (2006), qu’il écrit lui-même, apparaît plus spontané. Son héros – interprété par Gael Garcia Bernal – lui ressemble, tant il transforme le quotidien morose en des décors enfantins et poétiques. Avec Soyez sympas, rembobinez (2008), Gondry déclare sa flamme au cinéma et à l’amateurisme. Après un documentaire hommage à sa grand-mère (L’épine dans le cœur, 2009), il s’essaie au blockbuster américain en tournant l’adaptation cinéma de la série télévisée Le Frelon Vert avec Seth Rogen et Cameron Diaz. Début 2011, Le centre Georges Pompidou accueille l’Usine de Films amateurs conçue par Gondry lui-même. Il revient l’année suivante avec son film The We and the I, dans lequel il ausculte les relations d’une bande de jeunes new yorkais dans un bus. En 2013, il s’attaque à un monument de la littérature française en adaptant L’Écume des jours de Boris Vian. Huit ans après son dernier long métrage Microbe et Gasoil (2015) Michel Gondry revient avec Le livre des solutions, dans lequel Pierre Niney tient le premier rôle. L’occasion de revenir, le temps d’un grand entretien, sur son parcours, entre réalisation de clips, longs métrages autobiographiques et obsession pour les souris.

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« J’ai eu un complexe lorsque je suis passé du clip au long métrage »

« Tim Pope, le réalisateur officiel des clips du groupe The Cure m’a longtemps inspiré. Lui aussi a développé un complexe lorsqu’il est passé au long métrage. Il savait que les critiques n’allaient pas être tendres, ils allaient juste se dire : « Il va nous servir des films qui ressemblent à des clips. » Le clip est plus « stylé » et Tim Pope savait très bien qu’il ne voulait pas faire d’images qui « ont l’air intelligentes ». C’est exactement ce que j’ai ressenti quand je suis passé au long métrage. Les gens pensaient que j’allais faire des choses très esthétiques alors que je voulais simplement raconter des histoires. » Michel Gondry

« Il m’a fallu gagner en confiance avant d’écrire mon propre scénario. »

Michel Gondry a attendu son troisième film, « La science des rêves » ( 2006), pour intégrer des éléments autobiographiques à son scénario, à ce sujet, il avoue: 
 » « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », a été écrit par Charlie Kaufman. Il m’a fallu un peu de confiance avant d’écrire mon propre scénario. J’avais envie de me prouver que j’étais capable de raconter ma propre histoire. Alors évidemment, quand on écrit et quand on tourne un film, c’est beaucoup plus facile de parler de soi. On ouvre un coffre rempli de souvenirs, d’émotions, de personnes, dans lequel on puise sans arrêt pour construire les personnages. C’est très pratique pour diriger les acteurs qui ont souvent besoin de « background », ( arrière-plan) pour comprendre la situation dans laquelle ils jouent.« 

« Lors de la première prise, les acteurs sont libres de me surprendre »

« La première prise, je laisse les acteurs me surprendre avec une idée, une attitude ou un déplacement auquel je n’aurais pas pensé. Et après, au fur et à mesure, je peux les corriger, arranger les choses en pensant à l’histoire en général. Mais les scènes restent quand même assez écrites. Il m’arrive de refuser des propositions d’acteurs. Et je m’aperçois une semaine plus tard que j’ai eu tort de les refuser… Ça a été le cas avec Blanche Gardin, alors on a recréé tout le décor de la fameuse scène ! Je ne regrette pas du tout, le film est beaucoup mieux ainsi. Merci Blanche !  » Michel Gondry

Les Nouvelles du Meilleur des mondes

Plus d’informations sur son actualité :

Sons diffusés pendant l’émission :

  • Un extrait de “Runaway” la chanson de Del Shannon, 1958.
  • Le choix musical de l’invité : « Oh ma jolie Sarah » de Johnny Halliday (edit : 4’05’’) Album : Flagrant Délit (1971) | Label : Philips, CUT / SHT.
  • Une archive de Georges Mélies qui raconte que le premier trucage cinématographique est un accident.
  • Une archive de Time Pope dans « Le pays d’ici »,1993.

Le son du jour : « Angry » des Rolling Stones

Nouvel arrivage au rayon « antiquité » avec un nouvel album pour les Rolling Stones, Hackney Diamond. Annoncé pour le 20 octobre prochain, avec des invités aussi prestigieux que Lady Gaga et Paul McCartney, il s’agira du 24ème album studio du groupe, le premier album original depuis A Bigger Bang paru en 2005. Pour l’heure, les Stones, endeuillés par la disparition de leur batteur Charlie Watts en 2021, ont diffusé un single, Angry, accompagné d’un clip. On y voit l’actrice Sidney Sweeney danser à l’arrière d’une décapotable qui déambule dans les rues d’Hollywood, où de grands panneaux animés laissent apparaître les heures glorieuses du groupe. Ajoutez à cela une batterie lourde, un riff de guitare efficace et la voix archétypale de Mick Jagger et vous obtenez un titre accrocheur, au charme désuet du bon vieux rock and roll.

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