« Choc » : la cigarette électronique jetable interdite dans ces pays étrangers ou à venir


#Puff : ces autres pays qui ont ou vont interdire la cigarette électronique jetable

Pas de nouvelles taxes sur le tabac en vue pour l’année 2024. Mais le gouvernement s’est trouvé une autre cible : « les fameux puffs qui donnent des mauvaises habitudes aux jeunes », a fustigé Élisabeth Borne, la première ministre, dans un entretien à RTL ce dimanche 3 septembre. Dans un nouveau plan de lutte contre le tabagisme qui sera dévoilé « prochainement », l’interdiction des cigarettes électroniques jetables arrivées en France fin 2021 s’annonce comme emblématique d’une tendance que plusieurs pays européens ont déjà tenté d’enrayer.

Une mesure de santé publique

La Belgique fait figure de proue dans ce combat contre les cigarettes en plastique colorée que plébiscitent les adolescents. D’après un sondage du FARES, le Fonds des Affections Respiratoires, une association belge de lutte contre le tabagisme, 1 jeune sur 4 connaissant la « puff » en consomme. Cet objet, qui contient entre 0 et 20 mg/ml de nicotine, s’est donc rapidement transformé en une question de santé publique dont s’est saisi le service fédéral concerné, qui a tenté d’interdire les points de ventes dès novembre 2022. La commission européenne a retoqué le projet en notifiant à la Belgique la nécessité de justifier que ces cigarettes sont un problème spécifique à leur pays.

Mathieu Capouet, chef de la cellule expertise de SPF Santé publique, a souligné auprès du média belge RTBF sa volonté d’interdire ces cigarettes électroniques jetables d’ici au 31 décembre 2025. « Si on a envoyé un dossier, c’est qu’on pense qu’il y a une vraie problématique de santé publique en Belgique, précise-t-il. On est confiant sur le fait de pouvoir convaincre la Commission sur le bien-fondé de notre demande. » Car la difficulté à interdire l’usage de ce type de cigarette réside dans l’existence d’une directive européenne autorisant ces produits à circuler sur le marché commun.

En Irlande, le choix a été fait d’interdire spécifiquement la vente de produits de vapotage aux personnes de moins de 18 ans. Depuis cet été, les mineurs ne peuvent donc plus se procurer ces vapoteuses au goût fruité. Leur publicité autour des écoles et des transports publics est également interdite. « Nous mettons en place un système de licence strict pour la vente au détail de produits du tabac et de produits à inhaler de nicotine, avec le pouvoir de suspendre et de révoquer ces licences en cas de violation de la loi antitabac », a insisté le ministre de la Santé irlandais, Stephen Donnelly.

Considérations environnementales

En Allemagne, le processus d’interdiction est en cours. A l’initiative de la Bavière, qui aspire à voir un texte adopté aussi bien au niveau national qu’européen, le sujet est actuellement en discussion. Les raisons évoquées pour appuyer cette interdiction proviennent des commissions de l’environnement et de l’économie : le recyclage des « puff », mal triées et jetées parmi les ordures ménagères, est souvent impossible. Leurs batteries ne peuvent être ni rechargées ni remplacées ; elles sont généralement composées à partir de lithium-ion et comportent alors un risque d’incendie. Le gouvernement et le parlement doivent entériner l’élaboration de cette loi avant que la mesure n’

Pas de nouvelles taxes sur le tabac en vue pour l’année 2024. Mais le gouvernement s’est trouvé une autre cible : « les fameux puffs qui donnent des mauvaises habitudes aux jeunes », a fustigé Élisabeth Borne, la première ministre, dans un entretien à RTL ce dimanche 3 septembre. Dans un nouveau plan de lutte contre le tabagisme qui sera dévoilé « prochainement », l’interdiction des cigarettes électroniques jetables arrivées en France fin 2021 s’annonce comme emblématique d’une tendance que plusieurs pays européens ont déjà tenté d’enrayer.

Une mesure de santé publique

La Belgique fait figure de proue dans ce combat contre les cigarettes en plastique colorée que plébiscitent les adolescents. D’après un sondage du FARES, le Fonds des Affections Respiratoires, une association belge de lutte contre le tabagisme, 1 jeune sur 4 connaissant la « puff » en consomme. Cet objet, qui contient entre 0 et 20 mg/ml de nicotine, s’est donc rapidement transformé en une question de santé publique dont s’est saisi le service fédéral concerné, qui a tenté d’interdire les points de ventes dès novembre 2022. La commission européenne a retoqué le projet en notifiant à la Belgique la nécessité de justifier que ces cigarettes sont un problème spécifique à leur pays.

Mathieu Capouet, chef de la cellule expertise de SPF Santé publique, a souligné auprès du média belge RTBF sa volonté d’interdire ces cigarettes électroniques jetables d’ici au 31 décembre 2025. « Si on a envoyé un dossier, c’est qu’on pense qu’il y a une vraie problématique de santé publique en Belgique, précise-t-il. On est confiant sur le fait de pouvoir convaincre la Commission sur le bien-fondé de notre demande. » Car la difficulté à interdire l’usage de ce type de cigarette réside dans l’existence d’une directive européenne autorisant ces produits à circuler sur le marché commun.

En Irlande, le choix a été fait d’interdire spécifiquement la vente de produits de vapotage aux personnes de moins de 18 ans. Depuis cet été, les mineurs ne peuvent donc plus se procurer ces vapoteuses au goût fruité. Leur publicité autour des écoles et des transports publics est également interdite. « Nous mettons en place un système de licence strict pour la vente au détail de produits du tabac et de produits à inhaler de nicotine, avec le pouvoir de suspendre et de révoquer ces licences en cas de violation de la loi antitabac », a insisté le ministre de la Santé irlandais, Stephen Donnelly.

Considérations environnementales

En Allemagne, le processus d’interdiction est en cours. A l’initiative de la Bavière, qui aspire à voir un texte adopté aussi bien au niveau national qu’européen, le sujet est actuellement en discussion. Les raisons évoquées pour appuyer cette interdiction proviennent des commissions de l’environnement et de l’économie : le recyclage des « puff », mal triées et jetées parmi les ordures ménagères, est souvent impossible. Leurs batteries ne peuvent être ni rechargées ni remplacées ; elles sont généralement composées à partir de lithium ion et comportent alors un risque d’incendie. Le gouvernement et le parlement doivent entériner l’élaboration de cette loi avant que la mesure n’entre en vigueur. Selon une enquête sur le comportement des fumeurs réalisée en 2022 par le centre d’étude allemand sur l’usage du tabac (DEBRA), la proportion de fumeurs ou vapoteurs dans le groupe des jeunes de 14 à 17 ans a doublé par rapport à l’année précédente, atteignant 15,9 % contre 8,7 % en 2021.

Le coup de massue sur le marché européen des « puff » pourrait cependant avoir lieu à la fin de l’année 2026. Cette fois encore, en raison d’un argument environnemental : l’interdiction européenne de « tout dispositif avec batteries intégrées et non amovibles » devrait entrer en vigueur et donc concerner les cigarettes électroniques jetables. Reste le vote du parlement européen sur cette décision, perçue comme une formalité, avant son adoption définitive.

En dehors des frontières européennes, certains pays durcissent également le ton. La commercialisation des « puff » n’est par exemple plus autorisée en Nouvelle-Zélande depuis le début du mois d’août 2023. Leur emballage et l’appellation des goûts de ces cigarettes électroniques ont l’obligation d’être « neutres ». L’Australie a quant à elle interdit le vapotage récréatif et oblige les personnes souhaitant se procurer des vapoteuses à se munir d’une ordonnance et à se rendre en pharmacie, seul lieu de vente de ces dispositifs. Des mesures visant à redonner à la cigarette électronique son rôle de substitut au tabac, qu’elle avait lors du début de son succès en 2010.


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