Alerte canicule cette semaine : quels sont les risques ?


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La semaine prochaine, la France sera confrontée à une canicule exceptionnelle liée à une dépression au large du Portugal. Cette situation, appelée « effet pompe à chaleur », provoque une remontée d’air très chaud en provenance d’Afrique du Nord. La Chaîne Météo a d’ailleurs qualifié cet épisode de vague de chaleur remarquable pour la saison.

Une vague de chaleur se caractérise par des températures très élevées à l’échelle du pays. Selon les critères définis, l’indicateur thermique national doit atteindre 25,3°C pendant au moins un jour, puis rester au-dessus de 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs. Dans le cas présent, ces seuils seront largement dépassés pendant au moins cinq jours. Ainsi, on peut affirmer qu’il s’agit bel et bien d’une vague de chaleur.

Les températures maximales attendues dépasseront les 35°C dans une large partie sud du pays pendant plusieurs jours, avec même des pointes proches de 40°C dès ce lundi en Aquitaine. Ces conditions correspondent partiellement à celles d’une vague de chaleur.

De plus, certains départements pourraient connaître des seuils de canicule, encore plus élevés que ceux d’une vague de chaleur. Pour cela, il faut notamment que les températures nocturnes ne descendent pas en dessous de 18 à 22°C et qu’il fasse plus de 31 à 36°C lors des après-midis. Selon les prévisions, ce phénomène exceptionnel pourrait toucher les grandes villes du sud-ouest jusqu’à Paris. Une situation inédite pour un mois de septembre !

Les grandes villes sont généralement plus exposées au risque de canicule en raison de l’effet d’îlot de chaleur urbain. En effet, la chaleur accumulée en journée a du mal à s’évacuer la nuit, contrairement aux zones rurales où la végétation et le rayonnement favorisent la baisse des températures nocturnes.

Ce type de situation, avec une canicule tardive en septembre, n’est pas rare. Les années 2020 et 2016 ont enregistré les plus grandes vagues de chaleur à cette période. Toutefois, depuis les années 2000, la fréquence de ces épisodes tardifs semble augmenter. Cela s’inscrit dans un contexte d’allongement des étés et pourrait être lié au réchauffement climatique.

Il est donc essentiel de se préparer à ces épisodes de chaleur exceptionnels et de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. Restez informés des prévisions météorologiques, limitez vos activités extérieures pendant les heures les plus chaudes, hydratez-vous régulièrement et veillez sur les personnes les plus vulnérables.

Une dépression située au large du Portugal fait remonter de l’air très chaud d’Afrique du Nord sur notre pays. C’est l’effet « pompe à chaleur ». Cette situation provoque une vague de chaleur cette semaine.

Peut-on parler de vague de chaleur pour cet épisode ?

Une vague de chaleur se définit par des niveaux de températures très élevés à l’échelle de l’hexagone. L’indicateur thermique national doit atteindre 25,3° un jour puis se maintenir au-dessus de 23,4°C pendant au moins 3 jours. Pour cette semaine, ce niveau sera atteint durant au moins 5 jours. On peut d’ores et déjà qualifier de vague de chaleur l’épisode de forte chaleur de cette semaine.



© La Chaîne Météo

Enfin, les valeurs maximales attendues régionalement, en l’occurrence sur un large tiers sud, dépasseront la barre des 35°C pendant plusieurs jours de suite, avec de possibles pointes proches de 40°C ce lundi en Aquitaine. Ces conditions sont partiellement celles d’une vague de chaleur.

Pourra-t-on atteindre localement les seuils de canicule ?

Les seuils de canicule sont encore plus élevés que ceux d’une vague de chaleur, et sont définis par départements. Il faut, généralement, que les températures nocturnes ne descendent pas sous 18 à 22°C du nord au sud et qu’il fasse plus de 31 à 36°C les après-midi du nord au sud du pays. Selon nos prévisions, ces seuils pourront être atteints dans les grandes villes du sud-ouest, d’Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’à Paris, ce qui est d’autant plus exceptionnel à cette époque de l’année, où les nuits plus longues favorisent la baisse des températures. Quelques départements pourraient donc connaître une canicule, ce qui serait inédit pour un mois de septembre !

Les grandes villes davantage touchées par le risque de canicule que les campagnes

En effet, nous arrivons à une période de l’année où la durée du jour diminue rapidement alors que celle des nuits augmente très vite. Dans les grandes villes, le risque de canicule semble plus élevé, là où la chaleur accumulée en journée aura du mal à s’évacuer la nuit, entre Paris, Lyon, Clermont-Ferrand, Bordeaux ou Toulouse notamment, effet de l’îlot de chaleur urbain oblige. En revanche, dans les campagnes, le sol végétalisé et le rayonnement devraient jouer un rôle modérateur et accentuer la baisse de la température la nuit.



© La Chaîne Météo

Une telle situation s’est-elle déjà produite début septembre ?

Des vagues de chaleur en première quinzaine de septembre ne sont pas rares. Il faut remonter à l’année dernière pour en trouver une, avec un pic de chaleur record le 12 septembre : il avait alors fait jusqu’à 30°C dans le Finistère, 35°C à Nantes et ponctuellement 40°C dans les Landes. Les plus grandes vagues de chaleur en septembre ont été enregistrées en 2020 et surtout 2016. Les plus intenses se sont produites en 1973 et 1949.



© La Chaîne Météo

Faut-il s’habituer à de tels épisodes de chaleur tardifs ?

Bien que des vagues de chaleur tardives en septembre ne soient pas rares, on s’aperçoit que leur fréquence augmente depuis 2000. Cela s’inscrit dans un contexte où les étés s’allongent, débutant de façon précoce et se terminant tardivement. Celle à venir va peut-être battre des records de chaleur pour un mois de septembre, 10 jours après la canicule historique d’août. On peut donc s’attendre à la poursuite de cette tendance, en cohérence avec le réchauffement climatique.


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